Quincaillerie
La quincaillerie regroupe sur FTFI tout l'univers de la visserie et de la fixation, indispensable pour assembler, ancrer et consolider vos ouvrages en bois comme vos structures porteuses. Vous y trouvez les vis, boulons, ecrous, rondelles, chevilles, goujons, tiges filetees, tirefonds, pointes, clous, agrafes ainsi que les capsules et mortiers chimiques. De l'atelier de tournage au chantier de charpente ou de terrasse, ces consommables couvrent chaque besoin d'assemblage du travailleur du bois.
Cette rubrique regroupe toute la quincaillerie de fixation utile au travail du bois : de quoi réunir deux pièces, ancrer une structure ou maintenir un matériau souple. On y passe des petites vis d'atelier aux boulons de charpente, avec entre les deux tout l'éventail des pointes, clous, chevilles, goujons, tirefonds et scellements chimiques.
Plutôt que de dérouler les références, cette page aide à s'y retrouver par l'usage : ce que vous cherchez à faire tenir, sur quel support, et avec quelle solidité. Chaque famille évoquée ici renvoie ensuite vers sa propre sous-rubrique pour le choix fin des dimensions et des finitions.
Par type d'assemblage
Trois cas reviennent sans arrêt à l'atelier. L'assemblage démontable, quand on veut pouvoir défaire plus tard : c'est le domaine du boulon, de l'écrou et de la rondelle, ou du tirefond. L'assemblage fixe et rapide, quand la pièce ne bougera plus : la vis à bois fait le travail, la pointe ou le clou quand il faut aller vite. Le maintien léger, enfin, quand il s'agit de plaquer une toile, un film ou un fond de meuble : l'agrafe suffit. Repérer le cas avant d'ouvrir une sous-rubrique fait gagner du temps et évite d'acheter surdimensionné. Sur un travail fin de tournage ou de sculpture, on descend encore en gamme : une petite vis discrète ou une pointe fine solidarise deux pièces sans les faire éclater, alors qu'un boulon serait ici hors de propos.
Sur quel support
Le support commande souvent plus que le reste : une même envie de fixer n'appelle pas la même pièce selon ce que l'on perce. Le bois massif tient bien la vis et le boulon ; un panneau se travaille par le chant, plus tendre et cassant ; le béton ne pardonne rien et impose une cheville ou un scellement. Partir du support avant de choisir la fixation évite l'arrachement, le fendage ou la vis qui tourne dans le vide.
dans le bois massif : vis, boulons et tirefonds selon la charge à reprendre ;
dans le panneau ou le medium : vis à filet adapté, qui tiennent dans un chant plus fragile ;
dans le béton ou la maçonnerie : chevilles, vis à béton, goujons, et mortier chimique pour les charges lourdes ou les reprises près d'un bord.
Diamètre, longueur, empreinte
Une fois la famille choisie, trois paramètres font le bon achat. Le diamètre règle la résistance et le risque de fendre : trop gros, il éclate un bois fin ; trop juste, il ne reprend pas l'effort. La longueur doit ancrer franchement dans la pièce du fond sans ressortir de l'autre côté. L'empreinte, PZ ou Torx pour les vis, conditionne la prise de l'embout : le Torx encaisse un couple plus élevé sans riper, un vrai avantage sur les longues vis et les bois durs. Un avant-trou reste conseillé dès que le bois a tendance à se fendre.
Protéger contre la corrosion
Le dernier réflexe, c'est la finition. Un montage intérieur au sec se contente d'un zingage. Dès que l'ouvrage voit l'humidité ou l'extérieur, terrasse, bardage, mobilier de jardin, on passe à l'inox ou au galvanisé, plus endurants. C'est ce qui évite les coulures de rouille sur le bois et garde l'assemblage sain dans la durée. En cas de doute sur une essence tannique comme le chêne ou le châtaignier, l'inox reste le choix sûr : le tanin réagit avec l'acier ordinaire et fait des taches noires autour de chaque fixation.
Le bon serrage
Une fixation ne vaut que par son serrage. La vis se pose à l'embout, PZ ou Torx, et se termine à la main pour ne pas noyer la tête ni foirer l'empreinte. Le boulon se serre à la clé, écrou et rondelle en place, jusqu'à ce que la rondelle mordre légèrement le bois sans l'écraser. Trop serrer mate la fibre et affaiblit l'assemblage ; pas assez le laisse jouer et grincer. Le juste serrage, c'est celui qui bloque les pièces l'une contre l'autre sans les meurtrir, et qui se contrôle d'autant mieux qu'on a choisi la bonne empreinte au départ.