Table de guitare
Les bois pour table de guitare sont les essences fines destinées à la table d'harmonie, la pièce qui vibre et projette le son de l'instrument. Cette collection vise les luthiers construisant guitares acoustiques et classiques, du passionné averti au professionnel. Une matière sélectionnée pour sa légèreté et sa rigidité, où la régularité du fil conditionne la qualité de résonance.
La table d'harmonie est la pièce qui fait le son de la guitare. Elle reçoit la vibration des cordes par le chevalet et la renvoie dans l'air. Autant dire que le choix du bois pèse lourd : sur une table amincie à quelques millimètres, le fil, la densité et la régularité des cernes s'entendent directement dans la réponse de l'instrument.
Cette partie du catalogue regroupe les bois destinés à cette table, pour les luthiers qui construisent des guitares acoustiques et classiques. On y trouve des pièces sélectionnées pour leur légèreté et leur rigidité, deux qualités qui vont de pair : un bois léger qui reste raide vibre vite et rend un son propre. Les essences de référence, épicéa et cèdre, sont proposées en table massive d'un seul tenant ou en deux parties à joindre sur l'axe central.
Épicéa ou cèdre, deux caractères
Le premier réflexe est de choisir l'essence selon le son visé. L'épicéa donne une réponse claire, dynamique et pleine de réserve : il demande à être joué et s'ouvre avec les années. Le cèdre, plus tendre, sonne chaud et immédiat, avec une attaque douce qui plaît beaucoup en guitare classique.
L'épicéa convient aux jeux nerveux et aux instruments que l'on veut voir évoluer dans le temps.
Le cèdre offre un timbre rond dès les premières heures, idéal si l'on recherche de la chaleur tout de suite.
Dans les deux cas, c'est la régularité du bois, plus que l'essence seule, qui fait la qualité de la table.
Table massive ou deux parties
Une table d'un seul tenant demande une pièce large et sans défaut, plus difficile à trouver mais sans joint central. La table en deux parties, elle, se construit à partir de deux moitiés ouvertes en livre et jointes sur l'axe : c'est la méthode la plus courante, elle permet un veinage symétrique et met à profit des débits plus étroits. Le choix dépend surtout de votre habitude et du gabarit de l'instrument. Une pièce en deux parties bien appariées, aux cernes qui se répondent de part et d'autre du joint, donne une table à la fois régulière à l'œil et équilibrée à la vibration.
Lire une belle table
Une table se juge d'abord à l'œil et au toucher. On cherche un débit sur quartier, où les cernes traversent l'épaisseur bien perpendiculaires à la face, gage de rigidité et de stabilité.
Un fil parfaitement droit et serré, sans vrille ni fibre qui plonge.
Des cernes réguliers et resserrés, signe d'une croissance lente et homogène.
L'absence de nœuds et de poches de résine, car le moindre défaut se voit et s'entend sur une table amincie.
Une masse contenue pour la surface : à rigidité égale, la pièce la plus légère est souvent la meilleure.
Avec plus de 110 essences au catalogue, la disponibilité varie selon les arrivages, et un service de découpe sur mesure permet d'obtenir un format adapté à votre gabarit selon les stocks.
Du choix à la mise en œuvre
Laissez la table s'acclimater longuement à l'atelier avant de la travailler : ces bois doivent trouver leur équilibre avec l'air ambiant pour ne pas bouger une fois montés. Pour une table en deux parties, soignez le collage de chant, joint impeccable et sans manque, c'est lui qui garantit la continuité de la vibration.
Amincissez ensuite progressivement, en surveillant la rigidité sous les doigts et la sonorité au tapotage plutôt qu'une cote unique : chaque pièce a sa raideur propre. Terminez le ponçage dans le sens du fil pour préserver la surface. Pour bâtir l'instrument complet, associez ces tables à la rubrique Corps de guitare, et regardez du côté des Bois précieux pour les incrustations et les filets.