Bois de tournage
Le bois de tournage regroupe les formats préparés pour le travail au tour : carrelets, disques, blocs, rondins et autres matières adaptées aux projets tournés. Selon leurs dimensions et leur essence, ils permettent de réaliser stylos, manches, boîtes, bols, plats ou pièces décoratives. Choisissez votre bois en fonction du diamètre, de la longueur, du veinage et du projet à réaliser.
Cette sélection réunit les bois qui vont sur le tour, et rien d'autre. L'angle est simple : mettre côte à côte les essences qui tournent bien, dans les formats qui se montent directement entre pointes ou sur mandrin, pour que le tourneur passe du choix de la matière au copeau sans étape intermédiaire.
Les carrelets rassemblés ici puisent dans un fonds de plus de 110 essences, du bois européen courant à l'exotique précieux. On y trouve de quoi s'entraîner sans se ruiner comme de quoi soigner une pièce d'exposition, avec une découpe sur mesure possible selon les disponibilités quand la section standard ne convient pas.
Ce qui fait qu'un bois tourne bien
Sur le tour, la matière est sollicitée en rotation rapide : elle doit tenir sans se fendre et se laisser trancher net par le tranchant de la gouge. Un bois homogène, sans nœud traversant ni fil trop tourmenté, donne des surfaces propres et limite les arrachements. La densité joue sur le ressenti : un bois tendre s'ouvre vite mais marque et pelucherait à contre-fil, un bois dur demande un outil bien affûté mais offre un poli remarquable qui tient dans le temps. Le sens du fil par rapport à l'axe compte aussi : en tournage entre pointes le fil suit l'axe, en tournage sur mandrin d'une pièce prise en travers il croise l'outil, et le geste n'est pas le même.
bois tendres et réguliers pour apprendre le geste et enchaîner les ébauches ;
bois durs et fins pour les pièces qui doivent tenir et briller à la finition ;
loupes, bois figurés et carrelets hybrides bois-résine quand le décor prime.
Des essences pour chaque rendu
Le catalogue mêle bois européens et exotiques, et chacun a son tempérament sur le tour. Les bois courants comme le noyer, le merisier, l'olivier, le frêne ou le poirier se travaillent bien et donnent des tons chauds appréciés sur les objets utilitaires. Les exotiques comme l'ébène, le palissandre, le cocobolo, le wengué ou le zebrano apportent des couleurs franches et des figures marquées, au prix d'une matière plus dense et parfois grasse. Les loupes et bois figurés, enfin, offrent des dessins imprévisibles qui font tout l'intérêt d'une pièce, mais qui réclament de l'attention au montage car le fil y part dans tous les sens.
Accorder le format à la pièce
Un carrelet se choisit aussi à ses cotes. Pour un stylo, une petite section suffit ; pour un bol ou une boîte, il faut de la longueur et de la matière autour de l'axe. Prévoyez toujours un peu de marge par rapport à la cote finie, pour le montage, la reprise et les défauts éventuels du cœur. Un carrelet trop juste ne laisse pas de quoi rattraper une prise décentrée ou un éclat. Les essences se déclinent en plusieurs tailles, et la découpe sur mesure reste possible selon les disponibilités quand un projet sort des formats habituels.
Du carrelet au copeau
Le meilleur bois ne donne sa mesure qu'avec des outils prêts. Une gouge bien affûtée révèle le fil là où un tranchant fatigué l'écrase ; sur les bois durs et figurés, l'affûtage régulier fait toute la différence entre une surface qui sort du tour propre et une surface à reprendre longuement au papier. Adaptez aussi la vitesse à la pièce : un gros volume déséquilibré tourne lentement, un petit objet régulier supporte des vitesses plus élevées. Pensez la finition dès le choix de l'essence : un veinage marqué appelle un produit qui le fait ressortir, huile ou cire, plutôt qu'un film opaque qui l'étouffe. Pour les petits objets, les carrelets stylos prennent le relais, et les lots de bois précieux répondent aux pièces où l'on veut une matière rare.