Bois

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Le bois est la matière première de tous vos projets d'atelier, et il se choisit essence par essence selon l'ouvrage visé. Cet univers réunit les carrelets, plateaux et lots destinés au tournage comme à la sculpture, des essences locales aux espèces exotiques. Vous y trouvez de quoi dégrossir une première pièce comme de quoi sublimer une réalisation, du brut courant jusqu'aux bois précieux les plus recherchés.

Bois de tournage Bois de coutellerie Lots de bois précieux Bois pour archerie Bois de sculpture Bois de lutherie Bois de marqueterie Noix & autres
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Une sélection de bois ne prend son sens qu'une fois rapportée à ce qu'on veut en faire. On ne choisit pas de la même façon le carrelet qui va tourner à grande vitesse entre deux pointes et le bloc dense qui deviendra un manche de couteau. Cette page rassemble des essences autour de cette logique d'usage : on part du geste et de l'ouvrage visé, puis on remonte vers la matière qui convient.

FTFI stocke plus de 110 essences, des bois européens courants jusqu'aux espèces exotiques rares. Ce fonds sert ici de réservoir dans lequel on pioche selon le projet, avec une découpe sur mesure possible quand un format standard ne tombe pas juste.

Partir de l'ouvrage, pas du catalogue

La bonne entrée, c'est la pièce que vous avez en tête. Un objet tourné, un sujet sculpté, un manche à habiller ou une frise de marqueterie n'appellent ni la même densité, ni le même grain, ni le même format de départ. Regardez d'abord la fonction, ensuite la contrainte mécanique, et l'esthétique en dernier : un beau veinage ne rattrape pas un bois qui éclate sous l'outil.

  • pour un objet manipulé tous les jours, cherchez une essence dense et stable qui encaisse les chocs et l'humidité de la main ;

  • pour une pièce décorative, laissez le figuré et la couleur guider le choix, quitte à travailler un bois plus exigeant ;

  • pour débuter un geste, prenez un bois tendre et homogène qui pardonne les hésitations.

Lire un bois avant de l'acheter

Un morceau de bois se juge sur plusieurs points qui se voient à l'œil et se sentent sous la lame. Le sens du fil commande la façon dont la matière se coupe : à contre-fil, même une bonne gouge arrache. Le grain, fin ou grossier, décide de la netteté des arêtes et de la finition. Les nœuds, les gerces et les traces de cœur signalent des zones fragiles ou instables. Enfin l'humidité : un bois encore vert bougera en séchant, il faut le prévoir selon la pièce.

Des essences regroupées par usage

Chaque famille de la sélection répond à une pratique précise, et c'est ce classement par usage qui vous fait gagner du temps plutôt qu'un long inventaire d'essences.

  • tournage : carrelets calibrés pour le tour, du format stylo au bloc pour bol ou objet utilitaire ;

  • sculpture : bois au grain régulier qui se taillent proprement à la gouge et au ciseau ;

  • coutellerie : blocs et plaquettes denses pour manches, bruts ou stabilisés selon les références ;

  • archerie, lutherie, marqueterie : sections spécialisées où la matière obéit à des contraintes de résonance, de souplesse ou de placage.

À côté de ces usages, les lots de bois précieux réunissent des essences comme l'ébène, le cocobolo, le palissandre ou l'amarante, pour les pièces où la matière fait tout le rendu.

Essences locales ou exotiques

Les bois européens et les espèces exotiques ne s'opposent pas, ils se complètent. Un noyer, un merisier, un frêne ou un olivier offrent des tons chauds, une bonne disponibilité et un travail agréable, souvent à un coût raisonnable. Les exotiques apportent des couleurs et des figures qu'on ne trouve pas sous nos climats, mais leur densité et parfois leur teneur en huile demandent des outils affûtés et une finition adaptée. Choisir, c'est arbitrer entre l'habitude d'une essence connue et l'effet recherché sur une pièce particulière.

Conserver la matière au bon état

Un bois bien choisi peut se gâter s'il est mal stocké. Gardez vos blocs à l'abri du soleil direct et des variations brutales d'humidité, à plat et calés pour qu'ils ne vrillent pas. Les bouts sensibles aux fentes se protègent en cirant les faces de coupe, qui sèchent plus vite que le reste, ce qui crée les tensions à l'origine des gerces. Un bois qui a reposé quelques semaines dans l'atelier, dans l'ambiance où il sera travaillé, réserve moins de surprises au moment de la finition. Repérez enfin les pièces au fil tourmenté ou marquées de cœur : ce sont souvent les plus belles à l'œil, mais elles bougent davantage et méritent d'être stabilisées ou réservées aux ouvrages qui tolèrent un peu de mouvement.

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