Placages

Placages

Les placages sont de fines feuilles de bois destinées à être plaquées et assemblées pour former les surfaces et motifs d'une marqueterie. Cette collection s'adresse aux marqueteurs et ébénistes qui composent décors et revêtements à partir d'essences variées. Une matière pensée pour la surface, où la diversité des teintes et des veinages ouvre toutes les possibilités de composition.

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Cette sélection regroupe les placages de marqueterie : les feuilles minces tranchées dans la grume qui forment les surfaces, les fonds et les motifs d'une composition. C'est la matière première du marqueteur, celle qu'on assemble et qu'on contraste ; on l'a réunie ici pour permettre de constituer, feuille après feuille, une vraie réserve de teintes à appairer.

Un placage, ce n'est pas juste une couleur : c'est une figure. Selon le sens du fil, la lumière capte ou éteint le veinage, et deux feuilles issues de la même grume, posées en miroir, dessinent une symétrie qu'aucune peinture n'imite. C'est ce jeu de contrastes, d'appairage et d'effets de miroir qui fait naître les motifs comme les fonds.

Constituer une réserve de teintes

Un marqueteur travaille rarement avec une seule feuille en tête. Il compose avec une palette qu'il assemble au fil du temps : des bois clairs pour les fonds, des essences sombres et exotiques pour les contrastes, des bois figurés pour les pièces qui portent le regard.

  • gardez des clairs unis pour les fonds calmes qui laissent respirer le décor ;

  • réservez les essences sombres pour trancher et faire ressortir un motif ;

  • mettez de côté les feuilles figurées, aux dessins vivants, pour les pièces de caractère ;

  • quand vous tenez deux feuilles bien appairées, gardez-les ensemble : un effet de symétrie se perd si l'une part dans un autre ouvrage.

Avec plus de 110 essences référencées et un service de découpe sur mesure selon les disponibilités, il y a de quoi appairer et contraster largement. Les arrivages font varier le choix : composez avec ce qui est là au moment de monter la pièce.

Lire une feuille avant de l'employer

Toutes les feuilles d'une même essence ne se valent pas pour un projet donné. Avant de couper, on regarde la figure, le sens du fil et l'état de la feuille, car c'est ce qui décide de l'endroit où elle rendra le mieux.

  • une figure ronceuse ou madrée fait un fond vivant mais fatigue le regard sur une grande surface : dosez ;

  • un fil droit et calme convient aux réserves et aux zones où un motif détaché doit se détacher ;

  • repérez le côté « lumière » de la feuille, celui qui s'allume quand on la bascule, et orientez-le vers la source de lumière de la pièce finie ;

  • écartez les feuilles trop piquées ou fendues pour les pièces maîtresses, gardez-les pour les essais et les chutes utiles.

Un même paquet appairé permet de monter un fond en éventail, en damier ou en frise selon la coupe : la matière décide autant que le dessin.

Manipuler et poser sans casse

La feuille de placage est fragile et bouge avec l'humidité. La plupart des ratés viennent d'une manipulation trop brusque ou d'une feuille posée trop sèche.

  • manipulez à plat, à deux mains, une feuille tendue casse net ;

  • humidifiez légèrement un placage trop sec ou ondulé avant la pose pour le détendre ;

  • collez sous presse pour un plaquage sans cloque ni bulle ;

  • affleurez puis poncez progressivement, du grain moyen au fin, pour révéler la profondeur du veinage avant finition.

Border et structurer la surface

Une surface de placage, seule, demande à être cadrée. C'est là qu'interviennent les filets, pour les lignes de séparation, et les baguettes Gauthey, pour les bordures à motif. Le placage porte la matière et la figure ; le filet trace ; la baguette encadre. Pensez les trois ensemble dès la conception de l'ouvrage plutôt que d'ajouter les lignes après coup.

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